Dans le cas de l'équipe de France - ndlr : des Bleus comme disent les dvieux (je laisse le "d" exprès devant pour faire comme "djeunes" mais avec "dvieux" - oui ben si t'avais compris, je sais, c'est lourdingue, mais je préfère que ce soit clair. On en étions-nous, déjà ?) - si on remonte jusqu'à la Coupe du Monde 1966 en Angleterre, le cas du troisième gardien en jeu ne s'est produit qu'une et une seule fois.
En 1966, derrière le titulaire Marcel Aubour, ni Carnus ni Schuth n'ont eu la chance d'enfiler les gants. Pas plus que Baratelli en 1982 en Espagne, Bergeroo en 84 et 86, Martini en 96, Ramé en 2000 et 2002, Landreau en 2004 et 2006, Frey en 2008 ou encore Carrasso lors de la - funeste - campagne sud-africaine de 2010.
Le seul à n'avoir convoqué que deux gardiens, reste Michel Platini lors de l'Euro 1992.
La sélection n'était alors composée que de 20 joueurs. Par sécurité autant que pour le récompenser d'une saison très accomplie, le sélectionneur avait emmené dans ses valises Pacal Olmeta, sans que celui-ci ne figure pour autant sur la liste définitive ! Martini et Rousset restant les heureux élus. Le premier disputera les trois matches. Conscient de la rareté de voir ses deux gardiens se blesser, le sélectionneur s'était toutefois couvert.
L'exception s'est pourtant produite une fois. Lors de la Coupe du Monde 1978, le gardien titulaire Jean-Paul Bertrand-Demanes se blesse très sérieusement lors du deuxième match contre l'Argentine (La presse locale l'annoncera précipitamment et à tort... mort) ! Dominique Baratelli lui succède mais n'empêche pas une seconde défaite aux Français qui les éliminent. Michel Hidalgo, le sélectionneur décide donc de faire jouer Dominique Dropsy lors du dernier match. D'où un rappel particulièrement subtil vers la toute la première intervention de Michel Hidalgo à cette question de la semaine en forme de conclusion. Coup du sombrero !