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Le Napoli aime renaître de ses cendres

Ecrit par Brandon Lattuca le Samedi 5 Mai 2012 et lu 356 fois environ

Le Napoli renaît de ses cendres ! En cet été 2011, une vingtaine d'années après l' « époque Maradona », les Napolitains sortent d'une saison incroyable. 3e du championnat, en ayant bousculé le duo de tête, le Milan AC et l'Inter Milan.

A l'issue de cet exercice abouti, la ville napolitaine est en fusion à l'heure d'aborder une saison qui, avec le retour de la Ligue des Champions, s'annonce palpitante.


Alors qu'une grève secoue le football italien ce qui a pour conséquence le report de la 1e journée, le Napoli débute sa saison à Cesena, qui se prédestine à lutter pour son maintien.

Bousculé, Naples parvient à arracher un succès étriqué 3-1, contrairement à ce que peut attester le score.

Avaient-ils la tête à l'Etihad Stadium? Car 4 jours plus tard, les hommes de Walter Mazzarri débutent leur campagne européenne par un périlleux déplacement à Manchester City.

Ils en ramènent un excellent match nul (1/1) qui aurait même pu se transformer en victoire historique, Cavani ayant ouvert le score (69e) et donné l'avantage à son équipe seulement 6 minutes.

Le Napoli finit sa première semaine de la saison, aussi délicate que jusqu'ici réussie, par la réception du champion en titre, le Milan AC. En ce dimanche 18 septembre 2011, les Azzurri se révèlent à l'Europe entière en corrigeant les Rossoneris 3/1, grâce à un triplé de leur « Matador » Edinson Cavani. En conséquence, les Partenopei se positionnent leaders de la Serie A, ainsi que postulants à un sacre national en fin de saison.

La chute en sera d'autant plus cruelle la semaine suivante, puisque Naples chute à Vérone (1/0) avant de concéder le match nul (0/0) face à la Fiorentina.

Néanmoins, les doutes s'évaporent lors de la 2e journée de la phase de poules de la Ligue des Champions: les Napolitains font forte impression face à Villareal (2/0).

Cette victoire précède leur second coup d'éclat dominical de la saison. A Giuseppe Meazza, ils donnent une leçon de football à une Inter désabusée (0/3).

Ca y est, Naples se retrace un chemin vers un 3e Scudetto... et bien non !

La réception de Parme (1/2) et le déplacement à Cagliari (0/0), entrecoupés d'une belle performance européenne (1/1 face au Bayern), établissent une théorie : Naples est trop irrégulier pour conquérir le Botte.

Le maigre espoir né de la chute du leader, Udine, à San Paolo (2/0) s'effrite les deux journées suivantes, ou le Napoli ne récolte un point. La théorie se vérifie.

Alors, les Azzurri reposent l'intérêt majeur de leur saison sur la C1.

Après une « défaite encourageante » à Munich (3/2) malgré un déficit de 3 buts peu avant la pause, Naples reçoit Manchester City pour repasser en 2e position de son groupe au détriment du leader de Premier League.

Ce soir-là, les Napolitains confirment leur capacité à se sublimer lors des grands rendez-vous en dominant les Citizens (2/1), encore grâce à Cavani (doublé), et s'offrent ainsi un chemin tout tracé vers les 1/8emes.

Malheureusement, cette victoire ne leur redonne pas de baume au cœur dans le Calcio puisqu'ils alignent un 3e match sans victoire à Bergame (1/1).

La frustration s'amplifie quelques jours plus tard. La réception de la Juventus doit être synonyme de nouveau déclic. La physionomie du match (avantage d'1-0 puis de 3-1) laisse présager un rebond salvateur aux équipiers de Goran Pandev (auteur d'un doublé), mais, face à un adversaire invincible, et qui arrache le 3 partout, ils viennent sûrement de dire adieu au titre.

Cependant, avant le déplacement peut-être décisif à Villareal en LdC, ils parviennent à réagir face à Lecce (4/2), stoppant ainsi leur série de 4 matches consécutifs sans victoire en Serie A.

4 jours après cette fin de série, Naples se présente donc au Madrigal avec pour ambition, le retour dans la cour des grands, c'est-à-dire une qualification pour les 1/8emes de finales de la C1, ou sont réunies les 16 meilleures équipes européennes.

Ayant un œil sur la rencontre de Manchester City face au Bayern- que remporteront les Citizens 2-0- les Azzurri pataugent mais parviennent à faire la différence 2-0 au retour des vestiaires.

En devenant la première équipe italienne à s'imposer chez le Sous Marin Jaune, le Napoli obtient une qualification qui enjolive sa 2e partie de saison.

Car sur le plan national, Naples continue de piétiner mais finit son année civile par un retentissant 6/1 face à la défense passoire du Genoa, lors du rattrapage de la 1ere journée.

A la trêve, il se classe 6e.

Le début d'année 2012 est convaincant.

Le Napoli enchaîne 5 matches sans défaite et obtient un ticket pour les demies finales de la Coupe d'Italie.

Malheureusement, la belle série s'arrête fin janvier à Gênes, par une défaite 3/2.

Le début du mois de février est tout aussi contrasté : aucune victoire lors des 3 premiers matches dont une défaite lors de la demie finale aller de la coupe à Sienne (2/1).

A ce moment-là, on s'inquiète, alors que la double confrontation en 1/8emes de finales de Champions League face à Chelsea se rapproche.

Sentant cet évènement si attendu par toute une ville, les Napolitains se remettent à gagner, avec la manière, en Serie A (2/0 contre le Chievo, 3/0 chez la Fio) et abordent ainsi plus sereinement la réception des Blues.

Malgré l'ouverture du score chanceuse de Mata, Chelsea coule dans un San Paolo en fusion qui voit ses protégés faire un grand pas vers les quarts en l'emportant 3/1.

Ce soir-là, la doublette Lavezzi-Cavani, décisive sur tous les buts, est plus que jamais vénérée par les tifosis azzurris.

L'embellie se confirme en championnat.

Naples enfonce l'Inter (1/0) le dimanche suivant, dispose de Parme (1/2) et explose Cagliari (6/3).

Tout semble réuni pour une fin de saison exaltante.

Mais voilà, le 1/8e de finale retour à Stamford Bridge se solde par une élimination cruelle en prolongations (3/1, 1/4 ap) à l'issue d'un des matches les plus passionnants de la saison. Le Napoli quitte plus vite que prévu la compétition.

Si la déception est immense, elle est plutôt bien digérée par Mazzarri et sa troupe puisque le week-end suivant, Naples arrache le nul sur la pelouse de l'Udinese après avoir été mené 2/0.

S'en suit une victoire facile contre Sienne (2/0) lors de la demie finale de Coupe d'Italie qui le propulse en finale contre la Juve (finale le 20/05), ainsi qu'un match nul (2/2) contre un Catane en surrégime, qui le laisse en 4e position.

Mais, les affaires se corsent les semaines suivantes.

En accusant sûrement le coup physiquement et moralement, les Partenopei enchaînent 3 défaites d'affilée en encaissant à chaque fois 3 buts (3/0 face à la Juve, 3/1 contre la Lazio, et 1/3 face à Bergame).

Naples plonge au 6e rang, et semble distancé par le podium.

Seulement, loin d'être abattus, l'équipe se relance en enchaînant 2 succès prépondérants contre 2 relégables, Novare puis Lecce, à chaque fois 2/0.

Le match nul concédé dans les derniers instants à Rome (2/2) face aux Giallorossis laisse des regrets mais la semaine passée, le Napoli s'est encore relancé en s'imposant contre Palerme (2/0).

Aujourd'hui classés au 3e rang, qualificatif pour le 3e tour préliminaire de la prochaine Ligue des Champions, les Azzurri vont tout faire pour regoûter à la plus grande des compétitions européennes, ou ils ont connu des sensations aussi intenses qu'inoubliables cette saison. Au vu de leur calendrier, le déplacement à Bologne (9e) ainsi que la réception de Sienne (13e), qui n'ont plus rien à espérer, ne devrait pas les contrarier dans leur quête. Pour bien terminer leur saison, ils désireront également battre l'ennemi bianconero, la Juve, en finale de Coupe d'Italie pour décrocher un premier trophée depuis la SuperCoupe d'Italie 1991 ; histoire de raviver l'époque dorée du « Pibe de Oro ».

Par Oscar Lippert


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